Daniel Von Sturmer

Pavillon australien de la biennale de Venise

Dans le pavillon Australien Daniel Von Sturmer présente The object of things : une longue plateforme de bois clair qui serpente dans tout l’espace sur laquelle sont disposés de petites sculptures, des projecteurs vidéos et de fins écrans. La qualité formelle des objets médians que sont la plateforme et les écrans joue évidemment de l’ambiguïté qu’elles entretiennent avec les sculptures. Ce qui les différencie serait le fait qu’elles aient une fonction, et encore… Comme en témoignent les films, la plupart des &œlig;uvres de Von Sturmer valent plus pour ce qu’elles font que ce qu’elles sont.
La mise en scène minimale des vidéos évoque le travail du duo anglais Wood & Harrison , on y retrouve le même sens du burlesque sauf qu’ici, ce sont des objets plutôt que des corps qui sont les protagonistes de courtes scénettes. L’intérêt de ce travail repose en partie sur un formalisme assumé sur la base d’éléments simples qui évoluent selon des suites logiques (des cubes de pâte à modeler dont le volume double à chaque fois tombent les uns sur les autres). Mais ce formalisme est contraint par cet humour de la chute qui soumet la forme à la force (gravité, vitesse…). La qualité du résultat repose donc sur cette dynamique des formes (petits cubes de bois se déplaçant dans les angles d’une caisse) et des couleurs (expansions de flaques de peintures superposées, chevauchement de filtres colorés sur table lumineuse).
Prises dans cet élan, les petites sculptures placées sur la plateforme semblent être, malgré leur immobilité, les concurrents d’une course d’obstacles.

Aurélien Mole 2007© courtesy Art21

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